
Le sport en couple : quand complicité rime avec performance
S’entraîner en couple, partager les mêmes objectifs, les mêmes sacrifices, les mêmes lignes de départ : bonne idée ou non ? Pour Caroline Pomerleau, la réponse est claire. Depuis plusieurs années, elle bâtit sa carrière sportive et sa vie familiale aux côtés de sa partenaire et coach, Anouka Tremblay. Ensemble, elles jonglent avec les horaires chargés, la parentalité et l’entraînement, portées par une même conviction : avancer à deux, c’est aller plus loin.
Un départ remarqué
Dans le monde de la course à pied, Caroline Pomerleau n’a plus besoin de présentation. En 2023, elle a marqué les esprits en devenant championne canadienne à son tout premier marathon. Une entrée fracassante dans le niveau élite de cette discipline!
Rapidement, la coureuse originaire de Québec s’est imposée comme une athlète à surveiller. À ses côtés, son amoureuse et entraîneuse, Anouka Tremblay, a joué un rôle clé pour la soutenir dans cette ascension.

Conciliation sport-famille : un équilibre à trouver
Il y a un an, la vie de Caroline et d’Anouka a pris un nouveau tournant, alors qu’elles sont devenues mamans pour la première fois. Une aventure extraordinaire, mais qui transforme profondément le quotidien. Les responsabilités familiales, les emplois à temps plein, les plans d’entraînements, tout ça exige une organisation béton.
Malgré tout, les jeunes mamans ont fait un choix clair : continuer à préserver cet espace de dépassement, de soutien et de motivation qu’elles trouvent toutes les deux dans la course à pied. « Dans notre horaire, on fait le choix conscient de se prioriser comme athlètes », affirme Caroline.
Au quotidien, elles se relaient pour permettre à chacune de respecter son plan d’entraînement. Les coureuses ont aussi ajouté la randonnée à leur arsenal, une façon d’intégrer facilement leur mini à leurs activités sportives. Depuis peu, elles ont aussi troqué l’abonnement au gym pour l’aménagement d’un espace d’entraînement à la maison. « Ça change la donne, parce qu’on peut faire nos séances de musculation pendant que notre fille joue dans son parc ou fait la sieste », explique la mère de famille.
Quand le retour ne se passe pas comme prévu
Après une grossesse, le corps aussi doit se reconstruire. Pour Caroline, la reprise de l’entraînement post-partum a été brusquement freinée, au moment même où elle retrouvait son élan. Une fracture du sacrum l’a contrainte à la sédentarité pendant près de trois mois.
Pour la coureuse de fond et professeure d’éducation physique, cet arrêt forcé a été particulièrement éprouvant. « Sur le plan mental, ça a été difficile », confie-t-elle.
C’est aussi dans une épreuve comme celle-ci que les limites de l’entraînement en duo peuvent se faire sentir. « À deux, on se crinque, on se motive », résume-t-elle. Quand l’un des partenaires doit rester sur les lignes de touche, la dynamique change. C’est un défi pour la personne qui se retrouve privée de son moteur au quotidien, mais aussi pour celle qui doit ralentir et devenir simple spectatrice.
« Ce n’est pas facile de voir l’autre personne progresser et avancer quand tu es à l’arrêt. »
Revenir au sommet après une épreuve
Ces jours-ci, Caroline reprend progressivement l’entraînement. De semaine en semaine, son volume de course augmente. « J’ai enfin repris les fractionnés », dit-elle.
Toujours animée par l’ambition d’atteindre les plus hauts sommets, l’athlète avance désormais avec plus de pragmatisme. Avant sa blessure, elle caressait le rêve de prendre la ligne de départ aux Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028. « Je n’ai plus de lunettes roses. Je réalise à quel point c’est exigeant pour un athlète qui ne peut pas se consacrer à 100 % à son sport et qui doit travailler en parallèle », reconnaît Caroline.
Son objectif immédiat est plus concret : porter un dossard lors de la prochaine saison, dans quelques semaines. Revenir forte, en santé et compétitive. « Peut-être qu’il y aura plus de courses et de distances plus courtes cette saison, dit-elle. Je sais aussi que je peux encore améliorer mes chronos. Je n’étais pas arrivée à mon plein potentiel. »
L’athlète compte bien exploiter cette marge de progression, toujours soutenue par sa complice dans la vie comme dans le sport.
Crédits photo: Nicolas Hallet
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